IMMIGRATION : C’EST LE TEMPS DE PASSER À L’ACTION DANS LE SECTEUR MANUFACTURIER — MEC

IMMIGRATION : C’EST LE TEMPS DE PASSER À L’ACTION DANS LE SECTEUR MANUFACTURIER

MONTRÉAL, LE 20 AVRIL 2021

À la suite de la parution de l’article de Radio Canada intitulé « Québec accueillera plus d’immigrants, promet Jean Boulet », Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ) tient à réitérer la forte volonté des manufacturiers québécois d’accélérer l’arrivée de travailleurs immigrants tant permanents que temporaires. L’Association croit, elle aussi, que l’immigration est un « incontournable » dans le contexte actuel, mais il faut maintenant que les gouvernements passent à l’action.

« De nombreuses entreprises manufacturières doivent refuser des commandes parce qu’elles n’ont pas les travailleurs nécessaires, qu’ils soient spécialisés ou non. Les entreprises manufacturières en région sont celles où les besoins sont les plus criants. Certaines remettent même en question leurs projets d’investissement et la viabilité du manufacturier en région pour cette raison. En assurant l’accès à un plus grand bassin de travailleurs, on assure la croissance des activités manufacturières et donc de la création d’emplois bien payés en région », affirme Véronique Proulx, présidente-directrice générale de MEQ

Rappelons que selon l’Institut du Québec, il y a 17 530 postes vacants à pourvoir dans le secteur de la fabrication, une hausse de 7 % par rapport à la même période en 2019.

Modifications aux règles concernant la venue de travailleurs étrangers temporaires

MEQ demande depuis plusieurs années que des modifications soient apportées au programme des travailleurs étrangers temporaires qui est complexe et fastidieux.
– Réduire les délais et le fardeau administratif
Les délais de ce programme sont longs, et ce, même lorsque les travailleurs étrangers répondent à des besoins directs et pressants. Il y a du dédoublement entre les responsabilités du Québec et celles d’Ottawa, ce qui accentue les délais. Il faut donc s’assurer de le simplifier et de le rendre plus agile selon les besoins. Il faut également s’assurer de réduire la lourdeur administrative associée à la démarche notamment celle liée à l’étude d’impact sur le marché du travail.
– Modifier la limite de 10% par usine
MEQ recommande d’améliorer le programme des travailleurs étrangers temporaires en modifiant la limite de 10% par usine, qui cause un casse-tête pour les usines. Il serait également facilitant d’être en mesure de pouvoir faire travailler les travailleurs étrangers pour la même compagnie, mais dans des usines différentes basées dans la même ville.

Hausse du nombre de travailleurs étrangers temporaires dans le secteur de la fabrication

Notons que le recours aux travailleurs étrangers temporaires dans le secteur de la fabrication québécois au cours des dernières années a plus que triplé. En 2015, le nombre de postes de travailleurs étrangers temporaires au Québec était de 651 pour le secteur de la fabrication sur un total de 15 330, représentant ainsi 4,25 %. En 2020, le nombre de postes de travailleurs étrangers temporaires était de 4 801 pour le secteur de la fabrication sur un total de 32 965, soit 14,56 %.

« Le milieu manufacturier est heureux de pouvoir contribuer à la vision du premier ministre Legault de fabriquer davantage au Québec. Toutefois, si le Québec souhaite fabriquer davantage, il faut s’assurer de donner les outils nécessaires au secteur manufacturier pour augmenter sa productivité et le rendre plus compétitif, et cela passe notamment par un accès plus important aux travailleurs », conclut Mme Proulx.

À propos de Manufacturiers & Exportateurs du Québec (MEQ)

MEQ représente 1 100 manufacturiers à travers le Québec. Le secteur manufacturier québécois emploie près de 450 000 de personnes et représente 14 % du PIB ainsi que 89 % des exportations. En forte croissance, il a généré des ventes globales de près de 170 milliards de dollars en 2019.

Renseignements

Marie-Ève Labranche
514 570-5469
marie-eve.labranche@meq.ca