Économique main-d'œuvre

RÉFORME DU PEQ : D’AUTRES MESURES REQUISES POUR RÉPONDRE AUX BESOINS DE MAIN-D’OEUVRE DES MANUFACTURIERS

MONTRÉAL, LE 9 JUILLET 2020

Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ) voit d’un bon œil les assouplissements annoncés ce matin par la ministre Nadine Girault concernant de réforme du Programme de l’expérience québécoise (PEQ). Par contre, la mise en place de programmes pilotes pour les catégories d’emploi C et D est essentielle pour accroître le bassin de main-d’œuvre disponible pour le secteur manufacturier. D’autres paramètres, dont les seuils d’immigration et les délais de traitement, doivent aussi être précisés pour permettre au programme de donner les résultats escomptés.

La révision des exigences liées à l’expérience de travail pour les travailleurs étrangers et à la période d’études requise pour les étudiants répond directement à des préoccupations des manufacturiers et permettra, à terme, de stimuler une intégration rapide et durable des travailleurs qualifiés. En fixant à 24 mois l’expérience de travail exigé, en incluant les stages dans l’expérience d’étude requise (abaissée à 18 mois) et en ajoutant une mesure transitoire pour les étudiants actuels, le PEQ a le potentiel de poursuivre efficacement sa mission.

Plusieurs questions en suspens
Si l’annonce d’aujourd’hui vient confirmer l’écoute du gouvernement pour répondre aux besoins de l’industrie, plusieurs préoccupations importantes demeurent toujours sans réponse, notamment en ce qui concerne la longueur des délais de traitement des demandes et les seuils d’immigration au Québec, deux éléments clés pour le secteur.

L’absence de programmes pilotes pour le secteur manufacturier visant les emplois de catégories C et D (ex. : journaliers, manutentionnaires et soudeurs) pose également problème. « Les manufacturiers ont de la difficulté à recruter de cette main-d’œuvre peu spécialisée, mais en forte demande. Le déploiement de programmes pilotes pour notre secteur permettrait d’attitrer et de conserver ces travailleurs étrangers. L’accès à ces emplois sera plus difficile lorsque prendra fin la clause transitoire », réitère Véronique Proulx, Présidente-directrice générale de MEQ.

« Avec la relance économique, les enjeux de main-d’œuvre se font plus criants que jamais. Il faut qu’il y ait rapidement une réduction des délais de traitement et une augmentation des seuils d’immigration pour stimuler le secteur manufacturier et sécuriser à long terme l’accès à une main-d’œuvre qualifiée. Nous continuerons de collaborer avec le gouvernement afin de trouver des solutions gagnantes pour l’économie québécoise », souligne Véronique Proulx, Présidente-directrice générale de MEQ.

En juin dernier, MEQ proposait 6 recommandations clés pour faire de la réforme du PEQ un succès. Ces recommandations visaient notamment les critères en matière d’expérience professionnelle des travailleurs étrangers et de formation des étudiants.

À propos de Manufacturiers & Exportateurs du Québec (MEQ)

MEQ représente 1 100 manufacturiers à travers le Québec. Le secteur manufacturier québécois emploie près de 500 00 de personnes et représente 14 % du PIB ainsi que 89 % des exportations. En forte croissance, il a généré des ventes globales de près de 170 millions de dollars en 2019.

Renseignements

Isabelle Verge
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