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Eloïse Harvey - Cheffe de la direction d'EPIQ Machinerie

EPIQ Machinerie est un fabricant d’équipements pour l’industrie lourde avec des installations au Saguenay, à Montréal, en Inde et en France.

Les affaires de l’entreprise sont constituées d’équipements mobiles et de manutention spécialisés vendus aux producteurs d’aluminium primaire et secondaire (50 %), à l’industrie des pâtes et papiers (25 %), et à 25 % entre les autres métaux de première fusion, l’équipement ferroviaire et les véhicules autoguidés, qu’Éloïse Harvey décrit comme étant « son bébé ».

L’entreprise compte 230 employés au Québec et 350 en Inde.

23 ans dans le manufacturier

Faire la différence : « J’accepte que je ne sois pas aussi douée que le reste de mon équipe; ils sont les meilleurs et je peux les utiliser (les membres de mon équipe) pour construire ce qu’il y a de mieux autour de moi. Mon travail est de les faire rêver! ».

Ce qu’elle fait pour y arriver : Depuis l’obtention de son diplôme en génie mécanique et en gestion de l’Université McMaster, à Hamilton, la carrière d’Éloïse Harvey s’est centrée autour de l’identification d’opportunités et de leur réalisation.

En 2018, après avoir travaillé pour son père durant plusieurs années, qui dirigeait une entreprise de construction, d’ingénierie et de fabrication, Éloïse lui a dit: « Écoute papa, je dois prendre les choses en main : soit j’achète l’entreprise, soit je vais voir ailleurs ».

Elle a donc racheté la partie fabrication de l’entreprise et a depuis fusionné avec une autre société afin de créer EPIQ.

Éloïse, qui adorait visiter les chantiers de construction dès l’adolescence et était fascinée par les camions lourds et la machinerie lourde, se concentre maintenant sur la croissance de son entreprise et mise sur les technologies nouvelles, comme les véhicules autoguidés, la robotisation, l’automatisation et l’industrie 4.0.

« Nous brouillons la frontière entre une entreprise de technologie et une entreprise de l’industrie lourde; c’est là que j’emmène cette compagnie », dit-elle. « Là encore, il faut créer ce que l’on veut, et nous ne nous arrêtons pas là; nous continuons à repousser les limites vers la prochaine génération d’équipements ».

Éloïse est préoccupée par le faible nombre de femmes dans son industrie – seulement 8 % de son personnel sont des femmes. Mais elle espère que d’autres verront que les femmes du secteur manufacturier sont intelligentes, fortes et créatives. Être à l’usine est beaucoup plus « amusant » que d’être dans un bureau, dit-elle.

On ressent sa passion lorsqu’elle mentionne sa récente visite dans l’une des usines de son client, où elle a passé des heures à parcourir l’usine, à parler aux employés, à regarder les véhicules et à imaginer les possibilités de la prochaine génération de technologie et d’innovation dans l’usine.

« Cela m’a permis d’en ressentir toute l’énergie », dit-elle.

Pourquoi fabriquer : « Cela correspond à ma personnalité : fabriquer, réaliser, concrétiser. Le fait même de créer des choses est vraiment génial. Pour moi, c’est ce qui compte ».

Conseils qu’elle se serait donnée : « Suis ton cœur, honnêtement. Je suis sorti de McMaster et j’ai tellement eu de bonnes opportunités d’emploi. Je les ai toutes regardées… mais finalement, j’ai décidé de suivre mon cœur et de travailler avec mon père… puis j’ai mené ma propre carrière et j’en ai fait exactement ce que je voulais ».

En dehors du travail : Éloïse Harvey a quatre enfants – deux filles et deux fils. Elle possède également une écurie de 40 chevaux et une école d’équitation. Ses filles pratiquent l’équitation et font des compétitions de saut d’obstacles. Ses garçons jouent au hockey au niveau compétitif. « Je passe mes fins de semaine d’hiver dans les arénas et tous mes étés sur les terrains de compétition au Canada et aux États-Unis ».

Ce qu’elle aime lire : Les rapports de McKinsey; les articles ont alimenté son imagination.